Le maquillage des lèvres varie et s'adapte aux 
tenues, rose nacré, rouge intense, orangé...     
Leurs yeux de chats vous regardent fixement et 
semblent vous provoquer!
Les documents d'époque assez rares montrent 
l'infini variété de ces poupées qui étaient 
vraisemblablement destinées à un public adulte 
car elles étaient chères (35 francs soit l'équivalent 
de 40 euros d'aujourd'hui!).
Malgré le charme de Sylvie Vartan qui fut leur 
ambassadrice en 1967, comme c'était courant à 
l'époque où de nombreux artistes s'associaient à 
des jouets, ces poupées connurent une existence 
brève et sont rares car de faibles quantités 
sortirent des usines.Les dernières furent 
distribuées sous des avatars curieux, 
transformées en tirelire ou en stylo, en cadre ou en
nécessaire de toilette, voire en lampe  d'un goût 
parfois discutable, juste punition de leur vanité 
incommensurable que cette  liquidation à bon 
marché des derniers stocks...


Aujourd'hui ces poupées sont rarement complètes
ou en bon état.Les minuscules chaussures ont été
perdues, les boîtes ont été jetées et les cheveux 
qui étaient collés pour permettre aux coiffures 
sophistiquées de tenir sont souvent coupés.Les 
vêtements qui ne portent aucune marque (pas 
plus que les poupées d'ailleurs) sont difficiles à 
identifier, quant aux amateurs qui les possèdent 
encore, ils rechignent à se séparer de ces petites 
merveilles!
Mais une fois que vous tenez entre vos mains une 
de ces parisiennes, le charme opère encore et il 
vous sera très difficile de ne pas en tomber 
amoureux!!!
Ce site est participatif, il s'enrichira des photos et documents que vous voudrez bien nous 
envoyer! Un grand merci à tous les contributeurs!

                                     Contact :    poupeekiraz@orange.fr
Suite >
      Présentation :
< Accueil


A la fin des années 60, les parisiennes et les 
parisiens, purent découvrir au Printemps, le 
célèbre magasin des grands boulevards, des 
poupées à l'effigie des héroïnes de papier du 
dessinateur Edmond  Kiraz.

Voilà que prenaient vie les répliques exactes et 
en trois dimensions des fameuses chipies 
séductrices et insolentes dont le  talentueux 
dessinateur croquait  les petits défauts dans la 
presse.
Ces mannequins miniatures d'une trentaine de 
centimètres  (entre 26 et 28 cm car elles n'ont 
pas toutes la même taille)  reprenaient à la 
perfection la moue boudeuse de leurs soeurs de
papier.
Minces et élégantes, comme on savait l'être à 
l'époque, du boulevard Saint Germain à 
Montparnasse, hôtesse de l'air ou en  tenue de 
soirée, en pyjama fleuri ou sanglées dans un 
imper à carreaux, ces poupées incarnaient 
toutes les parisiennes, élégantes dans toutes 
les situations du haut de leurs jambes 
interminables.
Chaque poupée possédait un nom spécifique: 
Agathe, Sophie, Dorothée ou encore Christine 
ou Virginie.
Les tenues étaient aussi disponibles 
séparément dans d'élégantes boîtes blanches 
bordées d'un liseré gris.
Produites par la société Birgé Neufchâteau, une 
société française de jouets située dans les 
Vosges, elles disposent d'un corps en vinyl 
souple aux  jambes armées de métal pour 
pouvoir prendre diverses positions et imiter la 
marche.
La tête, les bras et la taille sont articulés, les 
cheveux sont implantés et sont disponibles dans
une large variété de nuances et de longueurs, du
brun au blond cendré et passant par le blond 
doré.
A la mode de 1967, certaines ont des carrés 
sobres et élégants, avec la raie sur le côté, 
quand d'autres arborent des chignons 
sophistiqués ou des queues de cheval juvéniles;
certaines ont des tresses sages ou des cheveux
coiffés en palmier mutin.